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DECLARATION
A PROPOS DE LA DISPARITION DE L’ETUDIANT – MOTOTAXIMAN MINLEND BIPINDI AU COMMISSARIAT CENTRAL DE YAOUNDE
Voici deux jours et deux nuits que l’étudiant MINLEND Bipindi, inscrit régulièrement à l’Université de Yaoundé II-SOA, par ailleurs membre actif à l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants du Cameroun (ADDEC), et moto taximan dans la ville de Yaoundé est porté disparu au commissariat central de la ville de Yaoundé.
Il se trouverait en ce moment à sa troisième journée de grève de la faim qu’il a débutée le mardi 04 octobre 2011 vers 13H00 au lieu dit « Place de l’indépendance », en face de l’hôtel de ville de Yaoundé. Il avait à peine entamé sa grève de la faim cet après-midi là, lorsqu’une milice de la communauté urbaine de Yaoundé se ruait sur lui comme des vampires en quête de sang, lui infligeant ainsi plusieurs coups et s’emparant de sa banderole qui portait la mention suivante: «Paul Biya, retire ta candidature. Non à la modification de la constitution». C’est alors que sont arrivés le délégué du gouvernent auprès de la communauté urbaine de Yaoundé et un groupe de policiers, aèdes de la répression institutionnalisée chez nous. Ils se sont emparés du gréviste visiblement affaibli par ses bourreaux de la communauté urbaine. Il sera ensuite emmené au poste de police du commissariat central où il entendait continuer sa grève de la faim contre vents et maréesoste de police duau commaibli4/10/20114!. Dès lors, aucun membre de sa famille ou toute autre personne n’a été autorisé à le rencontrer. Deux policières du commissariat central de Yaoundé ont affirmé le jour de son arrestation qu’il était en train de se faire entendre. Cependant, elles prétendaient ne pas connaître le lieu de l’audition. Des sources anonymes des services de renseignement de la DST déclarait que MINLEND
BIPINDI risquait subir le même sort que Les treize disparus de Bépanda. En fait, la grève de la faim de l’étudiant-moto taximan avait été précédée d’une lettre ouverte qu’il avait adressée au président national du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) lui demandant de retirer sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2011, conformément à la loi fondamentale.
Prenant acte de ce rituel de répression brutale et de musellement permanents des citoyens/étudiants par des autorités publiques comme méthodes favorites de résolution des crises.
L’ADDEC,
attire l’attention de « l’autorité publique », de l’opinion nationale et internationale sur ces dérives institutionnalisées, par ailleurs devenues banales dans notre République ;
condamne avec la dernière énergie les réactionnaires épidermiques, dont les attitudes relèvent d’une autre époque, et qui se manifestent encore au Cameroun à travers un système à cours d’imagination, doué pour la brimade systématique, cependant , incapable d’apporter des solutions efficaces et efficientes aux problèmes de la jeunesse ;
exige la libération sans délai de Monsieur MINLEND dont le seul crime est d’avoir osé s’exprimer ;
déclare qu’elle ne ménagera aucun effort pour la libération de ce citoyen abusivement et injustement arrêté ;
engage la responsabilité du candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) sur les dérives qui pourraient surgir de cette situation ;
prend la communauté nationale et internationale à témoin sur les aspérités liées à la démocratie dans notre pays, le Cameroun.
Yaoundé, le 06/10/2011
Pour le Conseil Exécutif National |